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Pour inaugurer cette première chronique BD, rien de moins que des femmes fortes face à la guerre, le symbole de la France, un vol de vie et un voyage dans l’espace !

Algériennes par Swann Méralli et Deloupy

Béatrice 50 ans, découvre qu’elle est une « enfant d’appelé » et comprend qu’elle a hérité d’un tabou inconsciemment enfoui : elle interroge sa mère et son père, ancien soldat français en Algérie, brisant un silence de cinquante ans.

Elle se met alors en quête de ce passé au travers d’histoires de femmes pendant la guerre d’Algérie : Moudjahidates résistantes, Algériennes victimes d’attentat, Françaises pieds noirs ou à la métropole… Ces histoires, toutes issues de témoignages avérés, s’entrecroisent et se répondent. Elles nous présentent des femmes de tout horizon, portées par des sentiments variés : perte d’un proche, entraide, exil, amour…

La guerre d’Algérie reste un sujet tabou en France et c’est un sujet que personnellement je maîtrise mal. J’étais d’autant plus intéressé par cette bande dessinée.

Le sujet de base est déjà passionnant mais c’est le découpage de cette BD qui la rend difficile à lâcher.

En effet ici pas de parti pris, à part pour les victimes, toutes les femmes de cette période, quel que soit leur camp, sont représentées.

Le dessin de Deloupy est très efficace, il illustre parfaitement ces destins et nous permet de nous immerger dans cette guerre.

Une très belle découverte que cet album qui permet de découvrir sous un autre prisme les événements en Algérie et en France.

Algériennes (1954 – 1962) édité chez Marabout est disponible au prix de 17,95 €

Ma note : 8/10

Le journal de Marianne par Baptiste Chouët

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Le récit commence le 21 septembre 2015, c’est l’anniversaire de Marianne, évidemment tout le monde l’a oublié, elle déprime !

Marianne a 223 ans et elle commente son actualité, relate et vit les grands événements de 2015 et 2016.

Marianne, symbole de notre cher et beau pays, symbole surtout de la république et de ses valeurs. Mais ces valeurs peuvent-elles disparaître ?

C’est finalement ce qui ressort à la lecture de cette très bonne BD, Marianne, tout comme la république, n’est pas immortelle.

Choisir les yeux de Marianne pour nous raconter la France est la très bonne idée de Baptiste Chouët, cela lui permet d’aborder tous les problèmes qui semblent, en ce moment, toucher la France.

Le dessin offre aux traits de Marianne un côté un peu cartoon qui permet à l’auteur de parfaitement jouer avec son personnage.

Le journal de Marianne est un bon album qui revient sur les événements de ces derniers mois en France de façon originale.

Le journal de Marianne édité chez Marabout est disponible au prix de 17,95 €

Ma note 7/10

Ces jours qui disparaissent par Timothé Le Boucher

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Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ?

C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler.

Il découvre alors que pendant ces absences une autre personnalité prend possession de son corps. Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir.

Lubin se met alors en tête de communiquer avec son autre lui par caméra interposée.

Mais petit à petit l’alter ego prend le dessus…

Quelle réussite que cette BD au scénario diabolique ! Un de mes coups de cœur de ce début d’année, elle a d’ailleurs reçu de nombreux prix.

Impossible de la lâcher avant d’en connaître le dénouement.

Le dessin est quasi chirurgical, presque froid, mais magnifique je trouve qu’il renforce le côté inéluctable du scénario.

Ces jours qui disparaissent est une BD à lire absolument !

Elle est éditée chez Glénat au prix de 22,5 €

Ma note : 10/10

Infinity 8, Et rien pour finir par Lewis Trondheim et Boulet

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Le vaisseau infinity 8 est réquisitionné pour une mission, capable de provoquer des reboots temporels il n’aura que 8 chances pour trouver la vérité !

Nouvelle mission, nouvel agent, et… place à Douglas ? Agent de sécurité à la prison et propriétaire d’un mystérieux pendentif porte-bonheur depuis son plus jeune âge, il est victime d’une manipulation détonante ! Un robot supra-intelligent va prendre les commandes et l’entraîner par-delà les arcanes du temps. De la testostérone, de la dynamite, des boucles spatio-temporelles, des rires, des pleurs… Et peut-être rien pour finir ? 

Infinity 8 est une série prévue en 8 tomes, ce volume dessiné et en grande partie scénarisé par Boulet est l’avant-dernier et, même si je vous conseille de lire les 6 premiers, il peut se lire de façon indépendante.

C’est une série que j’aime beaucoup, le dessinateur change à chaque tome, tout comme le personnage principal, ce qui lui donne un côté parfois inégal mais qui permet de bien séparer chaque épisode et de renouveler l’intrigue.

Ce septième tome est pour moi le meilleur, le scénario, le dessin, l’humour, tout est en place pour passer un excellent moment. Boulet est un très grand scénariste en plus d’être un très grand dessinateur, il le prouve une nouvelle fois.

Infinity 8 est une très bonne série à découvrir, ce septième tome le confirme.

Et rien pour finir est édité chez Rue de Sèvres au prix de 17 euros

Ma note : 9/10

Cette chronique a été rédigée par David REMACK, grand amateur – et surtout spécialiste – de bandes dessinées. David viendra régulièrement vous présenter une sélection des nouveautés qu’il aura particulièrement appréciées.
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