Sa ressemblance avec Brel est frappante et paradoxalement ce sont les particularités d’Arnaud Askoy qui font de ce spectacle un succès.

En fait Arnaud Askoy parvient à éviter l’écueil de l’imitation basique. Il ressemble en effet énormément à Jacques Brel, ressemblance accentuée par la tenue de scène bien sûr, et la voix aussi…

Mais ce n’est plus tant la ressemblance que le talent d’Arnaud Askoy qui saisit le public à chaque nouvelle chanson.

En fait Arnaud Askoy ne se contente pas seulement d’interpréter les chansons, il les vit, s’en imprègne vraiment. Avec passion… et avec ce fameux talent qui fait de ce spectacle une pépite !

Et c’est à chaque fois pareil : les premières notes nous remettent la mélodie en mémoire… et puis la magie s’opère et c’est « un autre Jacques Brel » qui évolue sur scène…

Évidemment le public ne s’y est pas trompé et retenait son souffle pour éviter de perdre une miette de ce spectacle musical tellement Brel et aussi tellement Arnaud Askoy!

« Ni tout à fait le même ni tout à fait un autre… » pourrait-on dire…

Mais d’ailleurs qui est Arnaud Askoy ?


« Je me destinais au métier d’ingénieur en aéronautique. Après un bac scientifique, j’ai fait deux années d’école d’ingénieur mais ça ne m’a pas autant passionné que je l’avais imaginé. J’ai donc bifurqué vers une autre voie pour devenir inspecteur de police judiciaire. J’ai d’abord travaillé dans un service consacré aux affaires criminelles avant de rejoindre les Stups. Après quinze ans de bons et loyaux services, j’ai quitté la police pour devenir détective privé.
Enquêtes, planques et filatures rythmaient mon quotidien.

C’est d’ailleurs pendant une planque que j’ai découvert Jacques Brel et que ma vie a basculé. »

« J’avais loué un appartement pour une planque et, hélas, j’avais oublié ma musique chez moi ! J’ai cherché un peu partout.

Il y avait un lecteur de CD avec un disque dedans. Je fais « Play ». C’était Jacques Brel !

Depuis le temps qu’on me rabâchait que je lui ressemblais !

Pourtant, je ne m’étais jamais intéressé à son œuvre. Je suis plutôt de la génération des années 80! Je ne connaissais que les grands standards de son répertoire comme Amsterdam ou Ne me quitte pas.
Dès les premières notes, j’ai été époustouflé. L’orchestration, les arrangements, les paroles, l’interprétation, tout m’a immédiatement séduit ! Je l’ai écouté en boucle et, comme j’étais tout seul dans l’appartement, je me suis mis à chantonner. Je me suis aperçu que ma voix se posait assez facilement sur la sienne et que son style de chanson semblait me convenir. Je me suis même enregistré avec mon téléphone portable.


Le soir-même, j’ai appelé ma mère, qui était alors plus familière du chant que moi car elle chantait dans des chorales, et je lui ai fait écouter l’enregistrement. Elle m’a demandé qui chantait et quand je lui ai dit que c’était moi, elle a été à la fois stupéfaite et éblouie.
Et elle a été encore plus surprise quand je lui ai annoncé de but en blanc que je mettais fin à mon activité de détective privé pour chanter Jacques Brel. »

« Conscient qu’une ressemblance physique est un point de départ mais ne suffit pas pour incarner Jacques Brel, j’ai considérablement travaillé. J’ai commencé par prendre des cours de chant avec la professeure de ma mère. (Ce que je ne savais pas, c’est que ma mère lui avait demandé si j’avais du potentiel et si elle décelait en moi un vrai talent.
Apparemment, elle en était persuadée, puisque six mois plus tard, elle m’a parachuté dans un spectacle consacré à Brel sur la scène d’un petit théâtre parisien.

Les débuts n’ont pas été faciles, mais j’ai deux souvenirs qui me reviennent : un festival à l’Alhambra baptisé Emergenza, puis quelques représentations chez Michou où j’incarnais Brel avant le spectacle des transformistes.

Alors que je chantais parfois dans la rue ou dans le métro, la chance m’a souri station Georges V. Pierre-Nicolas Cléré, producteur, s’est arrêté, m’a écouté et m’a tout de suite proposé de me faire monter sur scène. Je suis passé de la lumière blafarde du métro à la douce chaleur des projecteurs. Évidemment, pour incarner au plus près Jacques Brel, je n’ai pas travaillé que ma voix. J’ai regardé plus de trente fois son dernier concert à l’Olympia pour m’inspirer du personnage.
J’étudiais la gestuelle pour me l’approprier. L’idée n’est pas de copier le moindre de ses mouvements, mais d’interpréter ses chansons « dans l’esprit de Jacques Brel », même s’il y a certains gestes-clés sur quelques chansons qu’il ne faut vraiment pas louper.
Quand je chante Les bonbons, si je ne tends pas la main en faisant comme si j’avais un paquet de bonbons au bout des doigts, il manquerait quelque chose.
Bien sûr, je me coiffe comme lui et mon costume se rapproche fortement de celui qu’il portait à l’époque.
Quand une personne me dit : « Je n’ai pas eu l’occasion d’applaudir Jacques Brel
sur scène mais ce soir, grâce à vous, j’ai eu l’impression de le voir », c’est le plus
beau compliment que l’on puisse me faire ».

Mais revenons au spectacle…

Les mélodies de Jacques Brel (pas toutes bien sûr mais une jolie sélection de ses plus grands succès ) se succèdent . Dans la salle quelques réflexions sont susurrées tout bas : « oh je l’attendais celle-ci ! » ou « Qu’est-ce qu’il est bon ! » … Je ne suis pas la seule à me délecter de ce super spectacle .

Et si on parlait de ces deux musiciens, excellents eux aussi ?

Benoît Urbain (au piano et accordéon) et Florence Hennequin au violoncelle accompagnent à merveille Arnaud Askoy … et tout ce spectacle est tellement Brel…

D’ailleurs même la salle du théâtre de la Tour Eiffel, avec son petit côté rétro -chic colle à la perfection à ce spectacle intimiste.

Allez voir LA PROMESSE BREL vous ne pourrez qu’être conquis!

Un grand merci à l’attachée de presse Deborah Longuet à qui nous devons cette belle découverte.

INFOS PRATIQUES

LA PROMESSE BREL

Artistes : Arnaud Askoy, Roland Romanelli, Jean-Philippe Audin, Benoît Urbain (piano et accordéon) et Florence Hennequin au violoncelle.
En alternance Sébastien Debard et Florence Hennequin
Metteur en scène : Pierre-Nicolas Cléré

Genre : Spectacle musical
Tout public
Durée : 1h15

Du 23 Septembre au 14 Décembre au Théâtre de la Tour Eiffel – 4, Square Rapp – 75 007 Paris

🔹 Vendredi 23 Septembre à 19h00
🔹 Mercredis 12 & 19 Octobre 19h00
🔹 Mardi 1er Novembre à 19h00
🔹 Mercredis 9, 16, 23, 30 Novembre à 19h00
🔹 Mercredis 7 & 14 Décembre à 19h00

RÉSERVATIONS ICI

Et le dimanche 8 octobre à l’Olympia

RÉSERVATIONS ICI

LA PROMESSE BREL EN TOURNÉE

TOUTES LES DATES

Et vous pouvez aussi vous procurer le CD du spectacle ICI

%d blogueurs aiment cette page :