Pour sa 4ème édition, la campagne À CHACUN SON SOMMEIL s’est donné trois objectifs. Informer, éduquer et accompagner pour lutter contre les conséquences induites par la crise sanitaire sur leur sommeil des français.

J’ai eu la chance d’assister à la conférence organisée le 13 janvier dernier par les laboratoires PiLeje (experts en matière de solutions destinées à améliorer durablement la qualité et l’espérance de vie en bonne santé des patients), consacrée à la présentation de cette campagne.

Le Dr Patrick Lemoine, Psychiatre & Docteur en neurosciences et spécialiste du sommeil (dont j’avais déjà eu l’occasion de vous parler ici) a commencé par évoquer les impacts majeurs de ce contexte sanitaire inédit sur le sommeil:

« Un sommeil de qualité est primordial pour plusieurs raisons... »

Tout d’abord, c’est au cours du sommeil qu’est produite la quasi-totalité de l’hormone de croissance (croissance des enfants, cicatrisation des adultes, mémoire…).

Un sommeil de qualité permet d’éviter de provoquer ou aggraver une obésité ou un diabète.

Enfin, il permet de réinitialiser notre « ordinateur immunitaire » et donc d’éviter de développer des infections, ce qui est souhaitable en temps de pandémie et également certains cancers (seins, digestifs…).

Le sommeil est indispensable à la mémorisation, à la stabilité de la tension artérielle…

Enfin, le sommeil permet littéralement de nettoyer le cerveau de ses nombreuses toxines accumulées pendant le jour.

Au cœur de cette situation sanitaire inédite, deux phénomènes majeurs ont émergé : la peur et le jetlag social.

L’impact de ces deux phénomènes est énorme car pour « bien » dormir il faut pouvoir combiner sérénité psychique (en gros, ne pas avoir l’esprit préoccupé par des soucis majeurs) et sérénité physique (bien-être, espace confortable et sécurisé, température agréable… ).

Pandémie, confinements et couvre-feu ont eut raison de cette sérénité.


On a peur de cet ennemi invisible, du chômage, de la crise économique… de nouvelles formes d’insécurité se sont développées.
• On a tous subi – avec nos repères socioprofessionnels bouleversés – ce Jetlag social, avec décalage de plus en plus tardif de l’endormissement. Nous avons accentué notre divorce d’avec le rythme du soleil. Enfin, le télétravail et la sur-utilisation des écrans à la maison (téléphone, ordinateurs, tablettes) tendent à bloquer la mélatonine. Ce qui perturbe considérablement la qualité du sommeil et ses rythmes (réveils matinaux trop précoces/ tardifs et/ou décalage del’endormissement le soir).

Y a-t-il de nouveaux mauvais dormeurs qui sont apparus à la suite de cette crise sanitaire ?

Patrick Lemoine : Pendant la période du premier confinement, il a été constaté une hausse de 30% de la consommation de somnifères (source HAS).

Oui, il y a bien une apparition de nouveaux mauvais dormeurs et
une aggravation des anciens.

Deux catégories de personnes se distinguent : les personnes qui sont génétiquement « du matin » et celles génétiquement « du soir ».

Nous constatons que la première catégorie, à la suite de cette situation inédite, a développé une insomnie avec un réveil trop précoce.

En revanche, ceux dits « du soir » ont développé des insomnies d’endormissement.

Tous ont eu davantage de réveils nocturnes plus ou moins prolongés. Tous ont eu des retentissements diurnes avec fatigue, somnolence, difficultés de concentration et de mémorisation, anxiété, paniques, voire dépression.

La 4ème campagne À CHACUN SON SOMMEIL arrive à point nommé dans ce contexte particulièrement sensible dû à la crise sanitaire.

Cette campagne sera orientée sur trois axes majeurs :

informer, éduquer et accompagner.

  • Informer le grand public sur les conséquences des troubles du sommeil
  • Éduquer chacun à une prise en charge individualisée
  • Accompagner chaque patient tout au long de la journée afin d’appréhender différemment les différentes problématiques des troubles du sommeil.

Et c’est le Dr Patrick Lemoine qui ouvrira cette campagne le 4 mars avec une conférence.

Un quizz visant à permettre aux français d’identifier les causes de leurs troubles du sommeil sera également mis en place.

Les trois jeudis suivants des vidéos consacrées au volet « éduquer » seront diffusées:

Le docteur MARC BECK Médecin généraliste, phytothérapeute et micronutritionniste animera celle du jeudi 11 mars.

Lors de son intervention à la conférence du 13 janvier, il a présenté les différentes solutions naturelles préconisées pour lutter contre les troubles du sommeil:

« Lorsqu’on parle de dégradation notable de la qualité du sommeil il s’agit essentiellement de difficultés à s’endormir, d’un sommeil fragmenté ou de réveils précoces ».

Ces troubles sont dus:

• soit au changement du rythme de vie lié au confinement et/ou au télé travail (avec coucher tardif et diminution importante du temps passé au lit) en relation avec une désynchronisation de la sécrétion de la mélatonine.

melatonine

Dans ce cas, parallèlement aux différents conseils d’hygiène de vie, c’est une re-synchronisation de la sécrétion de mélatonine qui est préconisée. Elle sera aidée par l’apport de mélatonine dont la galénique (forme immédiate, semi-immédiate ou à action prolongée) sera choisie en fonction du trouble de sommeil (décalage de phase, réveil nocturne ou réveil précoce).

• les troubles du sommeil peuvent aussi être dus aux répercussions d’un environnement anxiogène : crise sanitaire, confinement, couvre- feu, peur de mourir, décès d’un proche, peur pour les siens, peur de l’avenir et du chômage, ou encore du manque d’argent.

Et dans cette situation, il faudra prendre en charge dans un premier temps l’anxiété. Pour cela la phytothérapie pourra être très utile. 

Les plantes adaptogènes telles que la rhodiole, associées à du magnésium pourront aider à diminuer le degré d’anxiété. Concernant les troubles du sommeil, une association d’eschscholtzia/valériane (plantes anxiolytiques et hypnotiques) aideront à retrouver un sommeil réparateur.

Le dernier intervenant de cette conférence très enrichissante fut Jean Marc Loison de France Insomnie.

Première association nationale de patients insomniaques, France insomnie a été instituée en mars 2016 à l’initiative de patients insomniaques et de professionnels de santé spécialistes du sommeil. L’association a pour objet de fédérer les personnes physiques ou morales autour des troubles du sommeil liés à l’insomnie et de promouvoir la reconnaissance de l’insomnie et sa prise en charge.

Pour terminer, je remercie Caroline Lamberti, Responsable de la Communication externe des Laboratoires PiLeJe qui m’a invitée à cette conférence digitale d’un tout nouveau genre (remarquablement orchestrée ce dont j’en profite pour la féliciter). Je remercie aussi bien évidemment le restaurant bistronomique LE MARCORE qui nous a fait livrer un délicieux repas.

Il ne me reste plus qu’à vous donner rendez-vous en mars pour le lancement de la 4ème campagne À CHACUN SON SOMMEIL qui sera accessible sur Facebook, Instagram, LinkedIn et le site À CHACUN SON SOMMEIL

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