Impressionnant!

Une pièce au cours de laquelle toutes nos convictions profondes sont ébranlées.

Le pitch: Noé, jeune et brillant interne, en dernière année de neurochirurgie partage la vie d’Alix, jolie jeune femme qu’il délaisse un peu car il est obsédé par … un doute qui petit à petit se transforme en certitude… Va-t-il risquer de tout perdre ?

C’est une histoire d’amour…

C’est l’histoire d’un drame…

Et c’est surtout un voile levé sur une immense réflexion quant à la médecine traditionnelle occidentale.

Les passagers de l’aube, c’est avant tout une plongée dans l’inconnu…

Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus quant à l’histoire. Il faut avoir vu cette pièce pour comprendre l’effet qu’elle produit sur le spectateur!

J’aurais pu consacrer cet article à la présentation pure et simple de la pièce: La mise en scène, le rôle important de la chorégraphie que les comédiens maitrisent aussi parfaitement que leur jeu d’acteurs. (Il est vrai qu’en matière de chorégraphie, ils n’en sont pas à leur coup d’essai puisque Florence Costes (Alix) est aussi chanteuse et danseuse et que Grégory Corre (Noé) a commencé par faire des spectacles de rue, de clown et du café théâtre…).

J’aurais pu également vous dire à quel point cette pièce interroge.

Sur ce qu’est vraiment la conscience, sur les notions de vie et de mort, sur la médecine orientale, sur la physique quantique…

Mais il m’a semblé intéressant de partager avec vous cet échange que j’ai eu avec Violaine Arsac, auteur et metteur en scène de la pièce LES PASSAGERS DE L’AUBE.

Vioaine Arsac- zenitudeprofondelemag.com
Violaine Arsac – ©Zenitudeprofondelemag.com

Je l’ai rencontrée après la représentation. Elle y est tous les soirs ou presque car, et c’est la première chose qu’elle m’a avoué : « J’ai grand plaisir à échanger avec les spectateurs. « J’aime bien leur parler après qu’ils aient vu la pièce. Il est important pour moi de pouvoir échanger avec le public, recueillir les impressions, répondre aux questions car c’est en effet une pièce qui interroge … »

Z.P: Les Passagers de l’Aube est une pièce fondée sur la mise en regard de deux courants orientés sur une thématique plutôt scientifique, dois-je en déduire que vous êtes issue d’une famille de scientifiques?

V.A: Pas du tout ! Pas plus de scientifiques que du monde du théâtre d’ailleurs. Je suis venue au théâtre relativement tard et je n’imaginais pas du tout que j’en ferais mon métier. J’avais terminé mes études de Sciences politiques et je travaillais déjà lorsque j’ai décidé de m’inscrire à un cours de théâtre pour essayer de vaincre ma timidité car j’étais très timide. Et ce fut une première révélation! La seconde révélation fut lorsque je me suis rendue compte – en donnant des cours de théâtre – que je prenais un réel plaisir à mettre les comédiens en scène … et que tout le monde trouvait que je le faisais très bien… J’avais enfin trouvé ce qui me motiverait définitivement!

Z.P: Si je comprends bien une fois que vous avez découvert le monde du théâtre, vous décidez d’abandonner définitivement celui de l’entreprise. Et vous vous lancez sans aucune hésitation ?

V.A: Bien sûr car cela me plaisait vraiment! J’ai commencé par être comédienne et très vite je me suis tournée vers l’écriture et la mise en scène. Et ça a marché puisque ma première mise en scène, « Bien au-dessus du silence » (N.D.L.R un spectacle sur les poètes engagés) pour la compagnie du Théâtre des Possibles, a été présentée au Théâtre La Luna pendant les Festivals d’Avignon 2011 et 2012.

Ensuite ma deuxième création « Tant qu’il y a les mains des hommes » a affiché complet pendant le festival d’Avignon en 2014 et en 2015.

Z.P: Donc, « Les Passagers de l’aube », c’est donc votre troisième création…

V.A: Oui, ma troisième création mais c’est ma première pièce écrite pour le théâtre. Je viens tout juste de terminer la deuxième qui sera créée au Théâtre Actuel à Avignon 2020.

Z.P : Revenons donc à cette première pièce. Les Passagers de l’Aube. D’où vous est venue l’idée de ce sujet assez particulier qu’est l’EMI (expérience de mort imminente)?

V.A : Je m’ intéresse à cela depuis maintenant quelques années. J’ai regardé beaucoup de vidéos sur le sujet et je me suis rendue compte qu’il existait des livres et des films qui l’évoquaient mais aucune pièce de théâtre. J’ai donc décidé d’en écrire une. Je me suis alors documentée car j’évoque un thème qui justement ne peut pas être traité à la légère, il n’y a aucune place pour l' »à peu près » dans ce dont je parle. Je me suis donc documentée en amont, j’ai donc lu beaucoup d’ouvrages scientifiques, sur la médecine traditionnelle, sur la physique quantique… j’ai rencontré des spécialistes en neurologie…

Z.P: J’ai constaté que la chorégraphie occupe une place importante dans la pièce…

V.A: Oui c’est vrai mais le texte est d’une telle intensité, tellement fort que je pense qu’il était nécessaire d’alterner avec des temps où la chorégraphie, le mouvement, le visuel pur occupent l’espace pour permettre au public de « redescendre ». C’est la deuxième fois que je travaille avec le chorégraphe Olivier Bénard qui d’ailleurs est aussi comédien. Et cela se passe très bien!

Merci à Violaine Arsac et aussi à Mara Villiers, attachée de presse et de communication, qui m’a donné l’opportunité de cette interview.

La 100ème des Passagers de l’Aube s’est tenue hier et comme d’ordinaire le public s’est montré très enthousiaste.

Bravo à toute l’équipe!

Grégory Corre, Florence Coste, Mathilde Moulinat, Nicolas Taffin
Les Passagers de l’Aube, De g. à dr. : Nicolas Taffin, Mathilde Moulinat, Violaine Arsac, Florence Coste et Grégory Corre ©zenitudeprofondelemag.com

Infos pratiques

LES PASSAGERS DE L’AUBE

Ecrit et mis en scène par Violaine Arsac ( Durée : 1h 20 )

du 09 Janv. 2020  au 9 Fevrier  2020 

du mardi au dimanche

au Theatre 13 Jardin – 75013

103A, boulevard Auguste Blanqui – 75013 PARIS

Horaire: mar-sam 20h et dim. 16h

Avec Grégory Corre, Florence Coste, Mathilde Moulinat, Nicolas Taffin Chorégraphies : Olivier Bénard – Lumières : Stéphane Baquet – Régie : Rémi Saintot – Décors : Caroline Mexme – Costumes : Clémentine Savarit – Clin d’œil musical : Stéphane Corbin – Graphisme : Cédric Malek

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