Lors de la conférence organisée le mercredi 19 janvier 2022 par BARNES, le palmarès des villes les plus recherchées a été dévoilé.

Miami en tête du classement devant Austin et Tokyo.

Pendant la crise sanitaire, les acquisitions ont continué et il a fallu s’adapter – notamment les plus fortunés – au cours de ces deux années.

Dans un contexte de reprise économique plus rapide que prévu, le classement des grandes villes internationales a une nouvelle fois été chamboulé : Miami, Austin, Tokyo, Genève et Paris, quinté gagnant du BARNES City Index.

Le Top 5 du BARNES City Index, un mélange de valeurs sûres et de pari sur l’attractivité économique.

En 2022, le BARNES City Index n’a jamais été aussi varié, mettant en avant des progressions fulgurantes comme Madrid, Moscou et Prague, mais aussi des valeurs sûres traditionnelles comme Londres, New York et Tokyo. Le reflet des mutations engendrées par la crise sanitaire et surtout la capacité d’adaptation des grandes fortunes », commente Thibault de Saint Vincent, Président de BARNES.

Miami, la ville start-up

Grande surprise du BARNES City Index 2021, Miami renforce sa nouvelle image de métropole florissante.

Climat ensoleillé, beauté des plages de la baie de Biscayne, une fiscalité très avantageuse (sans impôt sur le revenu pour les particuliers et un impôt sur les sociétés limité à 5,5 %), une vie culturelle florissante, des écoles et des universités d’un niveau très correct, un système de santé qui l’est aussi et un marché de prestige aux prix encore raisonnables… Autant d’atouts qui ont su convaincre les HNWI et les grandes entreprises, qui ont migré depuis le Nord-Est des États-Unis ou de la Californie avant même que le coronavirus n’apparaisse.

C’est également la ville des États-Unis comptant le plus grand nombre de nouveaux habitants en 2021, 2e pour la croissance économique, 1ere pour les start-ups (9,39 % des actifs !) et 4e zone scolaire du pays en matière d’offre.

Accueillant pas moins de 1 000 multinationales et avec une moyenne d’âge de 38,2 ans, Miami est une ville mondiale bouillonnante.

« Au lieu d’endormir la ville, l’épidémie de Covid-19 n’a fait que mettre en évidence les atouts de Miami, généralisant le travail à distance et rendant les déménagements des fonds spéculatifs beaucoup plus fréquents. Surnommée la Porte des Amériques, Miami est ouverte sur l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient », ajoute Thibault de Saint Vincent.

Avec les nouveaux arrivants, la forte demande locative ne peut qu’allécher les investisseurs.

Les acheteurs, eux, se tournent vers les quartiers récents et ceux dont la capacité locative est prouvée, en particulier ceux d’Edgewater (+40 % pour les loyers), du centre-ville en pleine rénovation et de Brickell (+30%).

Les maisons à Miami Beach, Coconut Grove, Key Biscayne et Coral Gables demeurent stables avec une grande progression et une offre de maisons pieds dans l’eau ; de fait, les biens les plus recherchés sont les villas face à l’océan avec ponton sur des îles privées sécurisées ainsi que les penthouses dotés de vues panoramiques sur les eaux ; ce qui intéresse les Américains nouveaux venus, ce sont des biens ultra luxueux pour eux-mêmes ou la mise en location.

« Rescapée de la crise des subprimes, préservée en dépit de la Covid-19, Miami a su dépoussiérer son image de métropole endormie pour devenir une destination phare des entrepreneurs et des start-ups. Même si les prix sont élevés, le marché de Miami n’a pas encore atteint le même pic que celui observé lors du dernier cycle. L’horizon est donc dégagé pour 2022 en Floride ! », ajoute-t-il.

Le réseau international d’immobilier de luxe BARNES analyse chaque année un segment très précis de personnalités et de familles. Ce sont les HNWI* ou UHNWI** pour « High-Net-Worth Individuals » et « Ultra High-Net-Worth Individuals ».

Pour être éligible à l’une ou l’autre de ces deux catégories, il faut disposer d’un patrimoine compris entre un et trente millions de dollars (ou au-delà).

Représentant 5,4 % de leur patrimoine, les biens immobiliers de luxe sont peut-être les plus petits composants de leur portefeuille d’actifs mais ils jouent un rôle important dans la vie des UHNWI. La plupart possèdent au moins une (voire plusieurs) maison(s) de vacances en plus de leur résidence principale, sans compter les pied-à-terre qu’ils ont choisi d’acheter, pour eux-mêmes ou pour leurs enfants, dans leurs grandes villes de prédilection.

De plus en plus riches, de plus en plus jeunes..

Portée par l’esprit d’entreprise et les performances boursières en technologie, santé publique et communications, la reprise fut plus vive que prévu après la crise sanitaire et les UHNWI en sont l’image : la population des personnes ultra-fortunées a augmenté de 5,5 % en un an, passant à 295 450 individus, tandis que leur fortune globale est passée de 32,2 à près de 35,5 milliards de dollars.

Sur les 3204 milliardaires que compte la planète, 670 le sont devenus en 2021, tandis que la catégorie des « super milliardaires », dont la fortune est supérieure à 50 milliards de dollars, a crû de 27 %.

Autre évolution majeure : la génération Z (soit les individus nés entre 1993 et 2010) s’installe durablement.

En 2025, ils représenteront de 10 à 15 % des UHNWI, contre 4 % en 2019 ; à titre de comparaison, les « baby boomers » (nés avant 1945) passeront, de 2019 à 2025, de 23 % à 5-10 % ; en 2025, la génération Y (1978-1992) deviendra majoritaire, représentant de 45 à 50 % des personnes ultra-fortunées.

Les générations Y et Z, dont l’un des traits principaux est la haute conscience de l’environnement, contribueront à changer le visage du marché : actuellement premiers utilisateurs du marché du luxe de deuxième main, voire de troisième main, ils sont aussi les premiers à s’engager volontiers dans des rénovations coûteuses, intégrant des travaux de remise aux normes énergétiques.

Attentifs à l’origine des matières premières et au poids écologique des matériaux, ils contribueront à inscrire une empreinte éthique et éco-responsable dans le monde de l’immobilier de luxe.

Lors de cette conférence, Paris, à la 5ème place du classement, a bien évidemment fait l’objet d’une mention spéciale.

Devant Londres, New York et Los Angeles, Paris, la seule avec Tokyo à retrouver sa place d’antan dans le Top 5 du BARNES City Index, est remontée de la 7ème à la 5ème place.

Explications de Thibault de Saint Vincent : « Après avoir maintenu le cap pendant une année 2020 de tous les risques, la Ville Lumière a prouvé sa valeur refuge, faisant de 2021 une année record, avec des hausses de 5 à 10 % pour les biens de qualité situés en étage élevé dans de beaux immeubles de standing et pour les biens avec terrasses et jardin. Ceux qui affichaient des défauts et des nuisances ont en revanche baissé de 10 à 15 % ».

Les investisseurs ont également reconnu l’attractivité renouvelée de la capitale, avec le développement du Grand Paris Express et les Jeux Olympiques de 2024.

On peut aussi saluer la solidité des Hauts-de-Seine dans l’immobilier de prestige, grâce à une demande renforcée pour de plus grandes surfaces et des espaces extérieurs, attirant les acheteurs parisiens en quête d’une meilleure qualité de vie. Pour les mêmes raisons, les Yvelines ont vu leur engouement se confirmer et même s’accélérer en 2021.

Une conférence passionnante (à l’image de toutes celles organisées par BARNES)!

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