Synopsis : Théodore, un jeune Parisien timide, découvre l’existence d’une chanson aux pouvoirs surnaturels, un vieux standard jazz des années 20 qui agit comme un élixir d’amour sur la personne qui l’entend. Souhaitant charmer Amandine, qu’il croit être la femme de sa vie, Théodore part à la recherche de la partition. Son enquête le mène à New York, où il rencontre des musiciens de la communauté Swing qui l’aideront dans son aventure.

Mon avis : Je ne suis pas fana de comédie romantique, alors c’est à reculons (ou en moonwalk) que je rentre dans le très chic cinéma Balzac au niveau des Champs Elysées.

Les premières images s’affichent et apparait le comédien principal qui aurait très bien pu être un personnage chez Jacques Tati.

Petite silhouette longiligne, lunettes rondes et maladroit comme tout…

Ce qui frappe dans les premières images, c’est cette ambiance si douce si légère comme une carte postale idéale de Paris sans pigeon ni bouchon.

L’idée numéro 1 géniale de ce film est la narration d’un commentateur radio en anglais.

Cela apporte au film une sorte de fil conducteur classe et un brin…sexy…euh je voulais dire romantique.

Le personnage secondaire incarné par Esteban (chanteur de Naïve New Beaters) apporte ce côté adulescent : le moment fatidique où on doit se lancer pour trouver. Le fameux lâcher prise. Merci Psychologie Magazine.

Le début du film s’éparpille un peu entre quête de l’amour, remise en question, charge mentale familiale avant que fée Arielle Dombasle et mage Bernard Pivot débarquent pour apporter le twist nécessaire à l’intrigue du film.

L’idée numéro 2 du film c’est que le héros principal s’envole vers New York

… Et on se surprend à être dans une ambiance très américaine vers une transposition lorgnant sur des films comme My Blueberry Nights ou Ps : I love you.

On aimerait que Norah Jones débarque d’un seul coup. Mais une étonnante chanteuse de jazz va sortir son plus beau micro et nous entonner des airs de jazz sublime.

Tatiana Eve-Marie est la révélation de ce film.

Cette gouaille qui pourrait faire penser à Arletty avec la voix de Rosemarie Stanley nous transporte dans son univers américain et ne nous lâche pas. C’est effectivement le côté trop focalisé sur elle qui peut nous perdre un petit peu dans le film (bon j’avoue c’est vraiment pour trouver un défaut).

La musique tout le long du film est d’une très grande qualité, on se surprend à dodeliner de la tête. C’est l’idée numéro 3 du film : le jazz et son histoire.

Le film est truffé de références à Valérie Donzelli, Jean Pierre Jeunet et j’aurais tellement aimé voir Chantal Lauby incarner la mère du comédien principal.

C’est un excellent premier film !

Il donne du baume au cœur et on aimerait tellement une suite à cette histoire qui est si rocambolesque.

SWING RENDEZ-VOUS

Réalisateur : Gérome Barry

Avec Gérome Barry (Théodore), Tatiana Eva-Marie (Maria), Esteban (Rémi), Arielle Dombasle (Mme Raynal), Bernard Pivot (Bouquiniste), Noémie Zeitoun (Noémie), Anna Bosc-Molinaro (Amandine), Vinny Raniolo (Vinny), Haleigh Ciel (Nancy), Ada Obieshi (Erika), Adrien Chevalier (Angelo), Gordon Webster (Band leader), Edwige Morgen (Mère)

À voir au Lucernaire – 53 rue Notre Dame des Champs – 6ème arrondissement

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