Poignant !

Cela faisait longtemps que j’avais envie de voir cette pièce que j’avais repérée à la présentation de saison de la Contrescarpe quelques mois avant le premier confinement.

J’y suis enfin allée jeudi dernier avec Patricia du blog Artemisia.

J’avoue qu’écrire l’article pour la présenter m’a semblé plus difficile que d’ordinaire. Mais comme il eut été léger de ma part de juste vous dire « Oh oui allez-y, cette pièce en vaut la peine! », il a bien fallu que je tente de vous expliquer pourquoi Fausse Note est une pièce exceptionnelle.

Mais pourquoi donc cette chronique était-elle si difficile à rédiger ?

D’une part parce que Fausse Note est une pièce dont la structure est constituée de rebondissements successifs – et quels rebondissements ! – et qu’il serait tellement dommage de connaître déjà toute l’histoire dès le début.

Le deuxième écueil qui rend la présentation de cette pièce extrêmement difficile, est qu’elle ne se regarde pas seulement. On la vit! En effet, au fur et à mesure que les éléments de leur univers se dévoilent, on a le sentiment de se glisser un peu plus dans la peau des personnages et de vivre leur histoire. D’où l’émotion intense qui vous envahit. Profondément.

photo Fabienne Rappeneau, tous droits réservés. Toute diffusion, utilisation interdite sans autorisation de l’auteur.

Le duo Miller-Dinkel commence par amuser … puis il vous intrigue, ensuite il vous fascine et leur histoire finit par vous englober totalement.

Le public de la Contrescarpe retenait son souffle, curieux d’en savoir davantage à chaque réplique de l’un des deux comédiens. Comme si, de cette réplique, dépendait une histoire qui eut été la nôtre.

photo Fabienne Rappeneau, tous droits réservés. Toute diffusion, utilisation interdite sans autorisation de l’auteur.

Le début de la pièce déroute, voire amuse. Le personnage de Leon Dinkel rappelle l’Inspecteur Columbo c’est dire ! Mais quelque chose dérange. On sent bien que le comique -forcé- de la situation cache quelque chose de plus grave… Un quelque chose qui ne tardera pas à apparaître. Et à partir de ce moment-là, une descente aux enfers qui sera très longue…où s’arrêtera-t-elle?

Pierre DENY et Pierre AZEMA sont tellement parfaits dans leur interprétation de ces deux personnages mis face à face par un destin tragique, que le spectateur, bien loin de toute animosité primaire envers l’un ou l’autre, se trouve submergé par un sentiment profond – mélange d’impuissance et d’amertume – face à cet immense drame. Un drame qui a emporté tant de vies, parfois simplement à cause…d’une fausse note !

photo Fabienne Rappeneau, tous droits réservés. Toute diffusion, utilisation interdite sans autorisation de l’auteur.

« C’est une nouvelle version, plus poignante, plus juste, exactement ce que je cherchais et que je n’avais pas encore trouvé.« 

Didier Caron, Auteur et co-metteur en scène

Avant de terminer cet article et en vous invitant fortement à aller applaudir Pierre AZEMA et Pierre DENY à la Contrescarpe, je vous dévoile quand même le pitch :

1989. Philarmonique de Genève, dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale, H. P. Miller. À la fin d’un de ses concerts, le Maître est importuné par un spectateur aussi admiratif qu’envahissant, Léon Dinkel, venu de Belgique pour l’applaudir. Cependant, plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient oppressant. Il connaît tout de la vie du maestro, dans les moindres détails. Comment est-ce possible ? Qui est-il vraiment ? Quelle est en fait la véritable raison de sa visite ? Le mystère s’épaissit jusqu’à ce que Dinkel dévoile un objet du passé…

Allez-y ! La prochaine représentation est cet après-midi à 16h30.

photo Fabienne Rappeneau, tous droits réservés. Toute diffusion, utilisation interdite sans autorisation de l’auteur.

INFOS PRATIQUES

FAUSSE NOTE

Texte : Didier CARON

Mise en scène : Didier CARON et Christophe LUTHRINGER

Assistante mise en scène : Bénédicte BAILBY

Distribution : Pierre AZEMA et Pierre DENY 

Lumières : Florent BARNAUD

Décor : Marius STRASSER

Création musicale : Vladimir PETROV

Durée : 1h20

Jusqu’au 31 décembre, au Théâtre de la Contrescarpe.

Les jeudis et vendredis à 21h, les samedis à 20h30
et les dimanches à 16h30. 

Relâches les 18, 19, 20 et 21 novembre.

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