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Du classique comme on l’aime!

On ne présente plus l’univers de Georges Courteline.

Néanmoins, il est parfois bon de retrouver nos classiques au théâtre.

Surtout lorsque ce sont les comédiens de La Boîte aux Lettres (que j’avais déjà eu le plaisir d’applaudir lors de leur remarquable adaptation – décalée – du JEU DE L’AMOUR ET DU HASARD) qui s’en emparent.

7 pièces courtes de Georges COURTELINE mises en scène par Bertrand Mounier.

Et je peux vous dire que dans la salle du Théâtre Rouge du Lucernaire, le spectateur a l’impression que les comédiens s’amusent autant que lui.

Ils jouent la comédie, ils chantent (chansons grivoises bien entendu!) et ils déplacent même chaises et secrétaires, sous nos yeux, au gré des besoins de la mise en scène.

J’ai eu l’immense plaisir de retrouver sur scène la comédienne Isabelle de Botton (Mme Champignon) bien connue pour le trio qu’elle formait avec Michèle BERNIER et Mimie MATHY dans le Petit Théâtre de Bouvard.

Affaire Courteline, Isabelle de Botton, Lucernaire, La Boite aux Lettres

Isabelle DE BOTTON entourée d’Etienne LAUNAY (à gauche) et de Bertrand MOUNIER (droite) – Photo ©Zenitude Profonde Le Mag

Je vous invite d’ailleurs à découvrir ICI la rencontre d’Isabelle avec Sophie du blog Tribulations d’une quinqua.

Mais revenons donc à l’univers de l’Affaire Courteline.

Affaire Courteline, Lucernaire, La Boite aux Lettres

L’Affaire Courteline, Les 6 comédiens de la Boîte aux lettres sur la scène du Lucernaire – Photo ©Zenitude Profonde Le Mag

Les dialogues sont drôles, les situations cocasses mais somme toute très banales (on retrouve l’inévitable trio femme, mari et amant, l’employé velléitaire qui fait enrager son patron…). Bref tout ce qui constituait le quotidien de ces Messieurs-Dames de la petite et moyenne bourgeoisie du XIXème siècle.

Au XIXème siècle vous ai-je dit, et pourtant … on s’y croirait!

Toutes les scènes évoquées dans l’AFFAIRE COURTELINE pourraient très bien cadrer dans notre vie contemporaine. Pour une pièce adaptée à notre siècle Il suffirait juste de changer… de vêtements! (un peu comme l’a fait Salomé VILLIERS pour l’adaptation new âge du  « Jeu de l’amour … »)

Quoi qu’il en soit, si vous voulez voir l’Affaire Courteline, ne traînez pas trop, la pièce ne se joue au Lucernaire que jusqu’au 6 mai.

 

LES COMÉDIENS

Isabelle De Botton (Gabrielle, Mme Proute, Eponine, Désirée Champignon, Mme Poivert)
Salomé Villiers ou  Raphaëlle Lemann (Caroline, Chichinette, Elle, Hortense Bézuche)
Étienne Launay (Champignon, M. Badin)
Pierre Hélie (Lui, Bézuche)
Philippe Perrussel (M. Proute, Le Directeur, Le Président)
Bertrand Mounier ou François Nambot (Sigismond, Canuche)
COLLABORATION ARTISTIQUE : François  Nambot
SCÉNOGRAPHIE : Virginie H. et Bertrand Mounier 
COSTUMES : Virginie H.
CRÉATION MUSICALE : Kahina Ouali
PRODUCTION : COQ HÉRON PRODUCTIONS
COPRODUCTION : LA BOÎTE AUX LETTRES
CORÉALISATION : THÉÂTRE LUCERNAIRE, LIEU PARTENAIRE DE LA SAISON ÉGALITÉ 3 INITIÉE PAR HF ÎLE-DE-FRANCE
LES 7 COURTES PIÈCES DU SPECTACLE :
Sigismond
La peur des coups
Monsieur Badin
Gros Chagrins
L’Affaire Champignon
Vieux ménage
Le Madère

Georges Courteline

L’AUTEUR
Georges Courteline (de son vrai nom Moineaux) est né à Tours en 1858. Très jeune, il se met à écrire, notamment des satires. Il restera 14 ans dans la fonction publique pour assurer la matérielle et quittera ses fonctions dès qu’il le pourra.

En 1881, il fonde avec des amis la revue « Paris moderne » et prend le pseudonyme de Courteline pour ne pas être confondu avec son père Joseph Moineaux, chroniqueur judiciaire et auteur de théâtre. Il publie les contes érotiques de son ami Catulle Mendès. En 1883, ses « Chroniques » sont publiées et il commence à écrire pour le théâtre (« Les gaietés de l’escadron », « Le train de 8 h 47 »). Il continue à publier : « Messieurs les ronds de cuir » et « Les hannetons », ainsi que ses « Chroniques ».
Il découvre le théâtre d’avant-garde avec le Théâtre Libre où il créera « Lidoire » en 1891. En 1893, au Nouveau Théâtre, il crée une revue, « Les joyeuses commères de Paris ». Puis ce sera « Boubouroche ».
Son oeuvre est très riche tant sur le plan littéraire que théâtral.
Suite à une gangrène qui entraînera l’amputation successive de ses deux jambes, il meurt le 25 juin 1925.
Sur la stèle de sa tombe, est inscrite cette épitaphe : « J’étais né pour rester jeune et j’ai eu l’avantage de m’en apercevoir le jour où j’ai cessé de l’être ».

 

Infos pratiques

L’Affaire Courteline

Théâtre Le Lucernaire

53 Rue Notre Dame des Champs – 75006 Paris – Tél. 01 45 44 57 34

Jusqu’au 6 mai 2018

Du mardi au samedi 19h00 au dimanche 16h00
Durée: 1H20
Tarifs sur le site du Lucernaire, de 11 € à 26 €

 

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