«Dans la MAISON DULAC CINÉMA, nous pensons que la culture est plus qu’un choix de société, elle est un droit inaliénable et nous nous battons tous les jours pour cela.» 

Suite aux déclarations du Président de la République en date du 14 octobre 2020 concernant notamment la mise en place d’un couvre-feu en Île-de-France de 21h à 6h du matin pour une durée minimum de 4 semaines, la Maison Dulac Cinéma et son réseau de 5 salles parisiennes (Le Majestic Passy, Le Majestic Bastille, Le Reflet Médicis, L’Escurial et L’Arlequin) annoncent aujourd’hui qu’elles resteront ouvertes sur cette période en respectant les mesures imposées par l’état d’urgence.  

Ces mesures obligent le réseau à se réinventer et à proposer au public une nouvelle programmation et de nouveaux horaires disponibles dès maintenant sur le site www.dulaccinemas.com.

Ainsi, les salles offriront chaque jour au public une première séance à 11h et une dernière séance à 18h.

L’heure de fin de cette dernière séance permettra de laisser au minimum 40 minutes au public pour rejoindre le domicile avant le couvre-feu de 21h.

« Les mercredis à 5 euros, pour Tous »

La MAISON DULAC CINEMA dévoile sa nouvelle identité de marque.

Une identité qui s’articule autour de 3 activités clés : Dulac Productions, Dulac Distribution et l’exploitation de 5 salles de cinéma à Paris avec le réseau Dulac Cinémas (anciennement Les Écrans de Paris).

Le groupe, partenaire majeur du Champs-Elysées Film Festival, compte 20 ans de savoir-faire dans le domaine de l’Art et Essai.

« Notre ambition avec la création de la MAISON DULAC CINÉMA est de regrouper nos différentes activités dans l’industrie cinématographique sous une seule et même marque afin d’optimiser notre lisibilité pour le public et les professionnels ainsi que la valorisation de notre savoir-faire en tant que prescripteurs. – Plus qu’un nouveau nom, c’est ici l’affirmation et la revendication de nos valeurs pour un cinéma indépendant et libre, accessible à tous.

C’est également un nouveau souffle et de nouveaux objectifs sur un marché du cinéma en pleine mutation et qui subit de plein fouet la crise actuelle. L’union fait la force, c’est avec une coopération renforcée entre nos activités, et avec un investissement fort dans la création, l’innovation et le développement durable que nous pourrons relever les défis du monde d’après.

Dans la MAISON DULAC CINÉMA, nous pensons que la culture est plus qu’un choix de société, elle est un droit inaliénable et nous nous battons tous les jours pour cela.»

 Sophie Dulac, Présidente de la MAISON DULAC CINÉMA

Les Écrans de Paris deviennent DULAC CINEMAS

Des salles historiques inscrites dans la modernité.

À travers son réseau qui regroupe 5 salles parisiennes historiques: l’Arlequin (1934), le Reflet Médicis (1957), L’Escurial (1911), le Majestic Passy (1930) et le Majestic Bastille (1933), DULAC CINÉMAS propose aux spectateurs une programmation de qualité et joue un rôle clé pour l’intégration culturelle dans le tissu urbain parisien.

Des salles de quartier chaleureuses…

Le réseau DULAC CINEMAS, salles de quartier chaleureuses à la programmation exigeante et singulière, est un facteur incontournable dans la création de liens sociaux et dans l’accès à la culture.

ENTRETIEN AVEC SOPHIE DULAC, présidente de la MAISON DULAC CINÉMA

  • En cette rentrée 2020 pleine de défis, de quelle manière la Maison Dulac Cinéma envisage-t-elle l’avenir ?

En toute franchise, l’avenir du marché du cinéma sur le court terme est pour le moment assez incertain, nous avons effectivement du mal à nous projeter compte tenu du climat anxiogène qui règne en France et dans le monde. Il nous faut continuer d’avancer et rester optimistes plus que jamais. L’optimisme, c’est une de nos forces. […] mes équipes sont plus que jamais motivées pour relever les nombreux challenges qui nous attendent. […] Nos salles sont des commerces de proximité, leurs positions dans des quartiers clés avec un public d’habitués nous permettent de maintenir, malgré les circonstances, des niveaux de remplissages corrects au regard de la concurrence. Notre stratégie événementielle est saluée par les publics et nous multiplions les événements spéciaux et les rétrospectives. Je ne remercierai jamais assez les spectateurs qui continuent à nous faire confiance.

  • Se pose donc la question de l’accessibilité à la culture, l’opération «Les Mercredis à 5 euros » est-elle créée dans ce sens ?

La démocratisation culturelle fait fondamentalement partie de l’ADN de la Maison Dulac Cinéma, c’est mon engagement depuis déjà près de deux décennies. Rendre le cinéma indépendant accessible à tous, permettre aux films et aux réalisateurs de rencontrer le public, c’est mon cheval de bataille. Quand j’ai monté mes sociétés de production et de distribution, puis avec l’acquisition du réseau des Ecrans de Paris en 2001, et enfin le lancement de Champs-Élysées Film Festival en 2012, toutes mes actions ont été tournées vers les cinématographies dites « fragiles ». Nous avons régulièrement pris des risques importants pour donner la voix aux nouveaux auteurs, en étant très souvent à contre courant des tendances. C’est ce qui fait aujourd’hui notre singularité. Je pense pouvoir dire que nous sommes désormais reconnus comme prescripteurs d’indépendance par le public. Alors, quand nous avons commencé à travailler sur la réouverture des salles, je voulais une mesure de relance «choc » pour démontrer aux spectateurs que l’accès aux salles était sûr, que les gestes barrières y sont respectés et que la qualité des films est toujours au rendez-vous. De ce constat s’est construite l’offre du mercredi à 5 euros. Car il ne faut pas oublier qu’un film de cinéma est fait pour être vu dans une salle de cinéma !

  • Quelle est selon vous la place que le cinéma et la culture au sens large doivent occuper dans la société ?

Je pense que la culture est plus qu’un choix de société, elle est un droit inaliénable et je me bats tous les jours pour cela. Ces derniers mois, tout le secteur culturel a subi un véritable tremblement de terre et tout ce que nous pensions acquis a été balayé d’un revers de la main parce que «considéré comme n’étant pas un produit de première nécessité ».

Il est évident que la crise actuelle met à mal notre idée établie de la culture et de sa diffusion. C’est pourquoi nous devons oser nous questionner dès maintenant, réfléchir tous ensemble, nous asseoir autour de la table et mettre les choses à plat. Quand nous voyons les menaces de fermetures de théâtres, de cinémas, de lieux culturels, nous ne pouvons rester inactifs. L’erreur serait de se terrer en attendant que l’orage passe. Je pense qu’il faut plus que jamais prendre la parole et faire avancer le débat public afin de dessiner ce que sera la Culture dans le monde d’après. N’oublions jamais que quand on proposa à Churchill de couper dans le budget de la culture pour aider à l’effort de guerre, il répondit tout simplement : «Mais alors pourquoi nous battons nous ? ».

  • Vous évoquez le « monde d’après », quelle est justement votre vision de la jeunesse d’aujourd’hui et de son avenir ?

Le rôle crucial de la culture dans notre société est de préparer nos enfants à vivre dans un monde où l’exposition à la désinformation est de plus en plus forte, avec des vagues submergeantes d’actualités qui arrivent quotidiennement et où il est vital pour eux d’être en capacité d’analyser, de penser, d’argumenter, d’exprimer leurs opinions et de se faire entendre. Comme l’a dessiné Goya, « le sommeil de la raison engendre des monstres».

Je suis souvent stupéfaite de voir combien certains jeunes s’intéressent au monde dans lequel ils vivent uniquement à travers le prisme déformant de leurs smartphones. Le travers des nouvelles générations, c’est qu’elles sont souvent malgré elles influencées par la pensée unique et les visions manichéennes. Cela fait émerger une jeunesse qui régulièrement croit avant de savoir.

Le cinéma joue donc un rôle primordial dans ce développement de la pensée libre et de l’ouverture d’esprit. Il est pour moi une des clés de voûte indiscutable de notre société.

  • Pouvez-vous nous décrire ce qu’est pour vous une Maison de Cinéma?

Lors du démarrage en interne du projet de rebranding, nous étions à un moment clé de l’existence de nos activités. Nous avions besoin de mettre à plat un certain nombre de choses. Cette période a été une phase de remise en question face aux mutations du marché, et pour être sincère aussi, une période de doutes. Mais c’est douter qui nous fait avancer !Je me suis longuement questionnée sur qui nous sommes, et de quelle manière nous travaillons. La notion d’artisanat, de « petites mains » qui produisent des films « sur-mesure » au service de « créateurs-réalisateurs » m’est apparue très rapidement comme une évidence. En partant de ce postulat, nous nous sommes appropriés le concept de « Maison de Cinéma » en écho direct avec la « Maison de Couture ». Une Maison de Cinéma, c’est aussi un sentiment pour les équipes d’appartenance à une grande maison, à un même mouvement et à un même idéal auxquels tout le monde peut apporter sa pierre; la perception d’unité et l’envie d’aller tous dans le même sens, vers un objectif commun, pour la réussite de chacun. Cela nous permet de combattre l’adversité mais aussi de mener à bien des projets ambitieux. C’est ma conception de l’entreprise.

1 – «Les mercredis à 5 euros, pour Tous  »

À compter du samedi 17 octobre, 3 mesures inédites viennent dynamiser et soutenir les 5 salles du réseau Dulac Cinémas : 

Jusqu’au 31 décembre 2020, l’ensemble des salles du réseau Dulac Cinémas proposera l’opération « Les mercredis à 5 euros, pour Tous ». Trois mois pour profiter, tous les mercredis, de tous les films et notamment de leurs premiers jour de sortie, à un tarif exclusif.

« Il est important d’envoyer dès maintenant un signal fort au public.  La place à 5 euros répond directement à nos engagements pour la démocratisation du cinéma. C’est ce que les spectateurs attendent de nous aujourd’hui, il est de notre devoir d’honorer le pacte qui nous unit tacitement à eux depuis toujours». 

2 – L’opération « Le matin, un café et un film »

Les salles Dulac Cinémas récompensent ses premiers spectateurs de la journée à partir du mercredi 21 octobre !

Pour les premières séances du matin, les salles du réseau offrent à chaque spectateur du réseau un café (dans le plus strict respect des gestes barrières bien évidemment).

De plus, le réseau conserve ses tarifs de matinée (jusqu’à midi), entre 6 et 8 euros en fonction des salles.

3 – « Le week-end: c’est avant-première !  »

Avec la volonté de maintenir les grands événements cinématographiques au sein de ses salles, Dulac Cinémas s’engage dès maintenant à proposer au public une grande avant-première chaque week-end, en journée. L’occasion pour les spectateurs de découvrir avant tout le monde des films en exclusivité. La situation actuelle ne doit pas faire oublier que le cinéma est une fête, même masquée. 

Les protocoles sanitaires scrupuleusement respectés et des spectateurs en sécurité.

La Maison Dulac Cinéma rappelle que les mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la COVID-19 dans les salles de cinéma répondent strictement au cahier des charges défini par le Ministère de la Culture et la FNCF, et permettent d’offrir aux spectateurs un niveau de sécurité maximum lors des séances en salle et dans les espaces de circulation des cinémas. De plus, à ce jour, aucun cluster épidémique lié au virus de la COVID-19 n’a été rapporté dans une salle de cinéma.

Alors, on se le fait ce ciné?

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