Trois spectacles que nous vous présentons exceptionnellement AVANT que notre chroniqueur Maxime Patrault ne vous en parle.

(Nous vous les signalons d’ores et déjà – et donc avant les chroniques de Maxime – car ces spectacles ne restent à l’affiche qu’un mois pour le moment)

MA CHANSON DE ROLAND

zenitude profonde le mag -Ariane Dubillard - Ma chanson de Roland

Ariane Dubillard – Ma Chanson de Roland – Les Déchargeurs 

Synopsis

Elle se nomme Ariane, comme l’a souhaité son père. Quand il devint obligatoire qu’elle aille à l’école, son père l’a mise en pension chez ses grand-mères. L’une était pauvre, athée, communiste et très stricte, l’autre catholique, gaulliste, complètement foutraque et libertaire. Un avantage considérable pour son avenir. Un spectacle qui rit non pour fuir la réalité, mais pour célébrer le rire lui-même.

«Ma vie est à l’image de toute mon enfance, elle a la beauté d’un voyage. J’ai beaucoup voyagé, ne me suis installée nulle part, mon père redevenant peut-être, dans sa vieillesse immobile, le seul point fixe de ma vie, fixe comme le sont les étoiles. Je l’ai longtemps joué et chanté, son oeuvre poétique surtout, je me sentais son porte-parole, son porte-drapeau, son interprète privilégiée… Je suis heureuse aujourd’hui de partager avec vous cette très belle histoire.»

Arianne Dubillard, auteure interprète

Infos pratiques

MA CHANSON DE ROLAND

Texte Ariane Dubillard
Mise en scène Michel Bruzat

Les Déchargeurs – Paris (75)
les lundis à 19h30 du 07.01 au 04.02.19

puis

du mardi au samedi à 21h30 à partir du 28.05 jusqu’au 15.06.19

Durée: 1H00

COMME DISAIT MON PERE & MA MERE NE DISAIT RIEN est le second spectacle que je vous invite à découvrir aux Déchargeurs

Comme disait mon père, ma mère ne disait rien ... Théâtre des Déchargeurs

Comme disait mon père, ma mère ne disait rien … Théâtre des Déchargeurs – Crédit Photo: Franck Roncière

Au début il y a la parole du père. Celle qu’on écoute, qu’on croit, qu’on n’ose interrompre. Il y a le silence que la parole impose. Puis vient la parole du fils face à la mère, face à celle qui ne dit rien. Une parole emplie d’affirmation, un torrent de mots.
Au final, il y a ce père qui a tout dit et cette mère qui s’est tue.
LE MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Lorsque j’ai lu, debout dans une librairie «Comme disait mon père… Ma mère ne disait rien», j’ai entendu les voix de notre enfance qui tout au long de notre vie résonneront à jamais. J’ai pleuré et j’ai ri, car je ressens comme Jean Lambert-wild l’écrit, que « le théâtre est cette ligne de vie qui nous donne la force de transporter en riant, notre cargaison de misère, de souffrance et de mort »…
Infos pratiques

COMME DISAIT MON PÈRE ET MA MÈRE NE DISAIT RIEN

Texte Jean Lambert-wild
Mise en scène Michel Bruzat

Comédien(s): Natalie Royer
Lumières : Franck Roncière
Costumes: Dolores Alvez Bruzat
Les Déchargeurs – Paris (75)
08.01 au 09.02.19
Du mardi au samedi à 19h30 

ET POUR TERMINER, LES SOLILOQUES DU PAUVRE 

les soliloques du pauvre  - Les Déchargeurs

Les soliloques du pauvre – Les Déchargeurs

Un pauvre, un miséreux, un oublié de la société clame, proteste les misères du peuple.
Muni de son verbe gouailleur, il s’insurge face à une société ignorante, sans pitié pour les pauvres gens, les délaissés, les laissés-pour-compte. En 1885, Jehan-Rictus (anagramme imparfaite de Jésus-Christ) scandait pour la première fois ses poèmes dédiés au pauvre peuple. L’histoire considère ces poèmes comme l’ancêtre du rap. L’argot qui se déploie, « la géniale déformation de la langue » comme dira Stéphane Mallarmé est un cri de douleur, de révolte et de vie.

les soliloques du pauvre
LE MOT DU METTEUR EN SCÈNE: «Faire enfin dire quelque chose à quelqu’un qui serait le Pauvre, ce bon pauvre dont tout le monde parle et qui se tait toujours. Voilà ce que j’ai tenté». Jehan-Rictus
LES SOLILOQUES DU PAUVRE
Les Déchargeurs – Paris (75)
du 08.01 au 09.02.19
du mardi au samedi à 21h30
Texte Jehan-Rictus
Mise en scène, scénographie, costumes Michel Bruzat
Jeu Pierre-Yves Le Louarn, Sébastien Debard (piano, accordéon)
Production La Reine blanche – Les Déchargeurs / Le Pôle diffusion, en accord avec le Théâtre de la Passerelle
DURÉE 1H10

QUI EST MICHEL BRUZAT?

Formé par Pierre Valde (Théâtre de l’Atelier, Paris, 1970-1975), Michel Bruzat s’installe en Limousin où il crée en 1987 le Théâtre de la Passerelle, il le dirige depuis. Entre 1993 et 2016, il a été professeur d’Art dramatique au Conservatoire national de Région (Limoges).

Egalement scénographe et comédien, Michel Bruzat créé ses mises en scène au Théâtre de la Passerelle à Limoges dont Ubu d’Alfred Jarry (1993), Les Caprices de Marianne d’Alfred de Musset (1994), Alice au pays sans merveilles de Dario Fo et Franca Rame (1998) et Quatre à quatre de Michel Garneau (1998), La Pluie d’été de Marguerite Duras (2000), Histoire du tigre de Dario Fo (2000), Hosanna de Michel Tremblay (2001), Scènes de la vie conjugale d‘Ingmar Bergman (2001),Les Petites chemises de nuit… Une vie de Michel Bruzat (2002), Lettre au père de Franz Kafka (2003), Antigone de Sophocle (2004), Bernard Dimey, Roi de rien de Bernard Dimey (2005), Les Bonnes de Jean Genet (2006), Histoire de Marie d’après Brassaï (2007), Une nuit d’amour plus qu’un jour de gloire de Gaston Couté (2008), Ange Philippe Léotard d’après Philippe Léotard (2008), La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès (2008), L’Enseigneur de Jean- Pierre Dopagne (2009), Montaigne d’après Michel de Montaigne (2011), Je suis le vent de Jon Fosse (2012), L’Acteur loup d’André Benedetto (2015), Comment va le monde ? d’après les textes du clown Sol créé par Marc Favreau (2015), Grisélidis l’insoumise (2016), Discours à la nation d’Ascanio Celestini (2016), Histoires d’Hommes de Xavier Durringer (2016) ou Saleté de Robert Schneider (2016).

Plus récemment, il met en scène Le Testament de Vanda de Jean-Pierre Siméon (2017), Comme disait mon père – Ma mère ne disait rien de Jean Lambert-wild (2017), Ridiculum Vitae de Jean-Pierre Verhegeen et Jacques Bonnaffé (2017), Les Soliloques du pauvre de Jehan Rictus (2018), Ma chanson de Roland d’Ariane Dubillard (2018) et Ce que j’appelle oubli de Laurent Mauvignier (2018).

Crédits photos : Prod.

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